INFORMATIONS GENERALES

 

Jusqu’à 115  pièce : lincroyable business des masques de protection

757 words

8 July 2020

La Dernière Heure

LDERNI

Namur Luxembourg; Charleroi; Liège; Bruxelles; Ath Tournai; Mons - Centre - Charleroi; Brabant Wallon

5

French

© DH 2020 IPM SA - IPM - All rights reserved 

Pénurie, commandes foireuses, débrouille ou obligation dans certains endroits, les masques ont connu leur lot daventures depuis le début de la pandémie mondiale de Covid-19.

Alors que le confinement commençait en Belgique, beaucoup nont pas attendu sagement les masques distribués par les communes ou le fédéral.

Des petites couturières de quartier aux grandes marques belges, presque tout le monde a mis la main à la pâte pour produire un maximum de masques en tissu. Des dizaines de milliers de masques fabriqués dans lurgence, qui font désormais office de business pour certaines marques.

Il suffit de se connecter sur Zalando pour découvrir des dizaines de masques pour hommes, femmes et enfants de toutes les marques, de toutes les couleurs et de toutes les sortes. Au niveau des prix, on peut compter de 10 à parfois 20 ou 30 euros.

Plus localement, plusieurs enseignes belges se sont aussi lancées dans laventure. Du petit magasin indépendant à la haute couture, il y en a pour tous les goûts. Le long de lavenue Louise, la Maison Degand n’échappe pas à la règle. Nous avons des masques de différentes sortes et de différentes couleurs, nous indique-t-on. Et pour les prix ? Les plus basiques commencent à 15 euros et cela va jusqu’à 115 euros.

Plus de 100 euros pour un masque, vous ne rêvez pas. Ils ont la particularité d’être brodés et confectionnés avec des tissus de haute qualité”, précise-t-on. Comme quoi, se protéger peut vite devenir un luxe. Dautres grandes marques belges ont participé à la confection de masques mais sans les commercialiser, comme Natan ou Delvaux.

Pour ceux qui recherchent des masques 100 % belges mais plus abordables, une autre marque a profité du confinement pour soffrir une visibilité jamais vue depuis sa création il y a cinq ans : La Vie Est Belge. Lidée de créer des masques nous est venue très tôt, déjà avant le confinement, explique Denis Van Praet, cofondateur de la marque. Lidéétait dabord de fournir nos clients avec un masque offert à chaque commande. Mais en 48 heures, les 100 premiers masques étaient partis. Nous avons donc décidé den vendre, et nous en sommes aujourdhui entre 30 000 et 40 000 masques vendus depuis le début !

Un succès fou qui a fait grimper le chiffre daffaires. Nous avons multiplié par 10 à 15 fois notre chiffre mensuel, indique-t-il. On ne va pas sen plaindre, évidemment, mais ce nest pas que du business Il y avait une volonté de fournir les gens, mais aussi doffrir des masques dans les hôpitaux, par exemple. Au niveau commercial, nous avons dautre part misé sur une production 100 % belge avec des matériaux et une main-d’œuvre 100 % belge. Le but était aussi de promouvoir tout ce qui est circuit court et écoresponsable.

Cest en partie ce qui explique le prix du masque qui varie de 10 à 21 euros, le plus cher étant le tricolore porté par Georges-Louis Bouchez au Parlement. Une image qui avait fait un joli coup de pub à la marque.

Il nest non plus pas rare de retrouver des masques maison dans des magasins de vêtements indépendants, ou encore chez des tailleurs.

Spécialiste en costumes sur mesure à Waterloo et Namur, la jeune entreprise Jaggs a misé sur des masques qui peuvent sassortir au costume, à la cravate ou au nœud papillon. On ne peut pas dire que les ventes soient exceptionnelles, indique un vendeur. Nous avons participé à leffort et les ventes étaient assez importantes au début mais cela sest vite calmé. Mais si vous voulez un masque assorti à votre costume pour un mariage, cest possible !

Il faut là compter 35 euros pour le masque, soit le prix dun nœud papillon. Une autre jeune entreprise belge active dans les nœuds papillons, Edmunds, vend elle aussi des masques à partir dune dizaine deuros. Un business qui se veut aussi gadget, donc.

Thibaut Van Hoof

Jaggs a misé sur des masques qui peuvent sassortir au costume, à la cravate ou au nœud papillon.d.r.

Le mouvement Black Lives Matter a inspiré des concepteurs de masques. d.r.

Beaucoup nont pas attendu pour fabriquer leur masque. d.r.

Le masque patriote de Georges-Louis Bouchez. d.r.

Un masque vegan, cest possible. Reporters/DPA

Document LDERNI0020200709eg780001p

INFORMATIONS GENERALES

 

Un masque pour ne plus en changer

564 words

27 July 2020

La Dernière Heure

LDERNI

Namur Luxembourg; Charleroi; Liège; Bruxelles; Ath Tournai; Mons - Centre - Charleroi; Brabant Wallon

7

French

© DH 2020 IPM SA - IPM - All rights reserved 

Ocov. Le nom fait peur mais le produit, lui, pourrait bien être une trouvaille dans le secteur plus important que jamais des masques. De fabrication française, de lunion de plusieurs entreprises dont Michelin, il est certifié conformité européenne (label CE). Introuvable dans un magasin belge pour le moment, ce masque réutilisable est accessible à lachat sur Internet. Prix : 28 euros. Cest cher à lachat mais vite rentabilisé. Cinq filtres, réutilisables vingt fois, après lavage, sont fournis avec. Le prix revient donc à 28 centimes par jour pour cent jours. Seules les recharges de filtres sont ensuite à racheter, un lot de cinq réutilisables ou cent jetables pour la somme de 10 euros. Cela revient à moins de 60 euros par an. À titre de comparaison, le masque chirurgical, sil est utilisé convenablement, coûte 51 euros par mois.

La qualité de la protection et le confort ont été privilégiés pour concevoir les masques, précise la compagnie Ouvry, en charge de ce projet. Le masque Ocov, composé de sangles pour saccrocher derrière la tête, est conçu pour être porté toute la journée tout en protégeant de 99,9 % des projections. Autres avantages : il ne fait pas de buée, pratique pour les gens qui portent des lunettes, et tient bien en place, contrairement à de nombreux masques en tissu. Les filtres peuvent être passés au lave-linge pour être désinfectés. Le masque, lui, est lavable au savon.

Si vous préférez rester par chez nous afin de trouver votre masque, le made in Belgium est aussi en vogue. La Vie est belge propose ses masques, faits à la main, à partir de 9 euros. Faits en polycoton, ils sont lavables à la machine et réutilisables, et agréables à porter. Un masque est offert pour tout achat, autre quun masque, sur leur site internet : cest loccasion de garnir sa garde-robe en plus dobtenir son sésame, quil est possible de styliser un peu. Le tout en affichant fièrement son côté patriotique.

Les familles nombreuses se tourneront davantage vers LeanMask. Pourquoi acheter à lunité quand on a beaucoup de monde à masquer ? Cette société dEupen vend en gros les masques de sa conception. Le prix est de 12 euros par masque pour dix masques, 10 euros chaque pour vingt masques plus on achète, moins cest cher. Seul le filtre se remplace tous les jours, le masque se désinfecte à la machine ou à la main. Les filtres sobtiennent par lots de 25, 50 ou plus à partir de 5 euros. Ces masques sont conçus pour éviter les irritations sur le visage et les difficultés de respiration, ce nest donc pas un problème de le porter plusieurs heures.

Tous ces masques remplissent des caractéristiques en faveur de l’écologie quil est bon de rappeler. Ils sont certes, de base, un peu plus chers que la moyenne, mais ils peuvent être conservés longtemps et sont donc, à terme, rentabilisés. Avec la généralisation du port du masque en vigueur depuis le samedi 25 juillet, autant en porter un qui ne soit pas un fardeau.

Paul Guianvarch

Le masque Ocov, composé de sangles pour saccrocher derrière la tête, est conçu pour être porté toute la journée tout en protégeant de 99,9 % des projections.ocov, belga

Document LDERNI0020200727eg7r0003w

INFORMATIONS GENERALES

 

 La vie est belge , du buzz à la success-story; 21 juillet

DdM  

360 words

20 July 2020

La Libre Belgique

LBQ

édition nationale; Liège; Hainaut; Brabant Wallon; Bruxelles

3

French

© La Libre 2020 IPM SA - IPM - All rights reserved 

Vous souvenez-vous de la photo de Georges-Louis Bouchez portant un masque noir-jaune-rouge avec la mention La vie est belge au Sénat ? En tout cas, Benoît Marquézy et Denis Van Praet, qui ont lancé cette marque en 2014, ne sont pas près de loublier. Depuis ce cliché insolite et le port quasi généralisé du masque, La vie est belge a vu ses ventes exploser de 3 000 %. Dans un premier temps, plusieurs bourgmestres ont commandé le même modèle pour parader dans leur commune. Mais très vite, les clients nont cessé daffluer en nombre. Portée par son slogan au caractère belgicain et émotionnel, la marque nest pas à son premier buzz. Elle avait déjà été impactée par l’émotion collective suscitée par les attentats de Bruxelles, mais aussi par celle qui a suivi les nombreuses victoires des Diables rouges et des Red Lions. Lors des élections communales, la société avait aussi profité du lancement de sa ligne de sweats avec les codes postaux. Les candidats se les étaient arrachés.

Le concept initial des deux entrepreneurs originaires de Braine-lAlleud était de permettre aux expatriés dafficher leur belgitude à l’étranger. Les sweats et autres t-shirts sont fabriquéà lunité et vendus exclusivement par Internet. Très vite, le slogan trouve son public. Didier Reynders, alors ministre des Affaires étrangères, en faisait dailleurs  lui aussi  régulièrement la promotion lors de ses voyages. Malgré ces coups commerciaux, la société a du mal à faire tourner son business sur la seule vente de sweats et de t-shirts intemporels. Fin 2019, les deux associés envisageaient même de mettre fin à laventure. C’était sans compter sur le buzz des masques 100 % belges et sur une production dopée en pleine crise du Covid-19. Lentreprise en a déjà écoulé plus 50 000 exemplaires. La société va installer un distributeur de masques dans le hall de Brussels Airport. Pour lanecdote, notons que ces masques, qui surfent sur la belgitude, enregistrent 60 % de leurs commandes en Flandre.

DdM

Document LBQ0000020200720eg7k0002j

GEN

 

Delhaize va vendre des masques en tissu 

F. DE H. 

252 words

11 May 2020

La Meuse

LMEUS

La Meuse - Basse Meuse

3

French

© Sudpresse 2020 - All rights reserved 

F. DE H.

Les dons ? Ça reste lexception  

La solution serait que, dans un beau geste commercial, les magasins offrent un masque gratuitement à leurs clients, à lentrée du magasin. Le shopping center des Grands Préà Mons par exemple a annoncé quil aurait 30.000 masques à distribuer dès lundi. Au début de la crise, le gérant de lAD Delhaize dEvere a aussi donné des masques chirurgicaux à ses plus fidèles clients. « Car ils nen trouvaient nulle part et cela ma permis de les dépanner », dit-il. « Jai dû en distribuer 1.000 environ. Mais cela représente un coût pour moi Dès la fin de cette semaine, je vais vendre des masques en tissu de la société « La vie est belge » (Braine-lAlleud), dans un distributeur qui sera placé à côté du distributeur à cigarettes. Ils seront vendus au prix de 10 »

À Charleroi, lunion des commerçants et artisans va offrir à ses membres un bon millier de masques en tissu quils pourront offrir à leurs clients. Mais ces dons resteront lexception. « Nous avons un nombre énorme de clients, ce serait compliqué de donner des masques à tout le monde ! », nous dit Karima Ghozzi, porte-parole de Delhaize. « Par contre, je peux vous annoncer que fin de cette semaine, nous vendrons en rayon des masques en tissu réutilisables ». Le prix nest pas encore connu.

F. DE H.

Document LMEUS00020200511eg5b0003n

AUTRES

Patar et Aubier,  la vie est belge ; COMMENT ÇA S'ÉCRIT

 

Par Mathieu Lindon 

616 words

14 March 2020

Libération

LBRT

44

French

Copyright 2020. SARL Liberation. All Rights Reserved. 

 

La bande dessinée est un débouché idéal pour les Belges et les abrutis. Les abrutis, eux-mêmes «from Belgium» : Pic Pic le porc vert et André le cheval rouge qui «n'est pas mauvais cheval», ainsi que leurs amis, principalement Dany aux cheveux très spéciaux et Eléphant qui est un éléphant tenant tellement à travailler dans la BD que le «bas de gamme» avec des marginaux ne le gêne pas - il est vrai qu'il n'a pas de mal à habiter un strip, car, en tant qu'éléphant, il est gros et prend facilement toute la place. Les vrais Belges sont Vincent Patar et Stéphane Aubier, réalisateurs des dessins animés Pic Pic André Shoow et du long métrage Panique au village. Télémoustique, hebdomadaire belge, publie leurs strips de Pic Pic, André et compagnie (il y a des inédits dans l'album).

 Dans une brève préface, leur compatriote Philippe Geluck écrit, évoquant implicitement leur belgitude : «Pic Pic André c'est mieux que Magritte, plus flamboyant que Rubens, plus joyeux que Permeke, plus chantant que Brel, bien moins rasoir que Maurice Carême et plus drôle que le Chat», avant de se demander s'il n'y est pas allé un peu fort dans le tout dernier compliment.

André explique immédiatement de quoi il s'agit : «On a été engagéà prix d'or par l'éditeur pour vous faire pouffer de rire à chaque page de ce livre.» Les personnages ne vont pas lésiner pour y parvenir, prenant «une tarte à la banane» pour une «soupe aux asperges» et se confrontant au monde de l'art, que ce soit la musique, la peinture ou la littérature. On apprend comment Reine Mathilde obtint dès 1082 le grand prix d'Angoulême pour sa Tapisserie de Bayeux. Et comment sa «pipe spéciale» permit à «l'Eddy Merckx de l'écriture» (Georges Simenon) d'écrire «plus de sept cent millions de livres alors qu'il est feignant comme pas deux». A la fin, ça tourne mal mais, quand même, son oeuvre se pose là.

Carte postale d'Eléphant à Pic Pic et André : «Chers amis, je suis bien arrivé chez le boucher. Ici, tout est très beau, les rayons sont bien remplis. Je serai de retour le 24 juillet.» Car la vie quotidienne est l'élément dans lequel baignent (et se noient) Pic Pic, André et Eléphant. On les voit s'agiter en vain autour d'un flacon et de sa boîte avant de se résoudre à téléphoner à un spécialiste : «Dites, comment on replie le petit papier qui est avec le médicament ?» Dany aux longs cheveux a de «bonnes recettes» : pour la lotte, il faut «prendre la lotte», puis «cuire la lotte», et enfin «manger la lotte», ce triptyque accompagné de dessins sommaires. Un semblable régal est pareillement accessible avec «la saucisse». La couverture-moustiquaire d'André est une bruyante invention digne de Franquin, le créateur de Gaston et du Marsupilami, cité dans l'album. Il y a aussi des extra-terrestres, guère enthousiasmés par les Terriens ni par Laurel et Hardy puisqu'ils ­posent cette question, dans un des ­fameux «dossiers inexpliqués» : «Pourquoi est-ce que vous rigolez toujours quand vous voyez des films avec ces deux cons ?» «L'éditeur», personnage off de ces aventures, a parfois aussi l'air d'un extra-terrestre si on en juge par cette lettre : «Cher Pic Pic André, vos dernières chroniques sont vraiment nulles ! Un effort please, sinon ça va chier !» Si c'est ça, nul, ça va chier grave (et sans vulgarité). 

VINCENT PATAR STÉPHANE AUBIERPIC PIC ANDRÉ é leurs amis Casterman, 176 pp., 19,95 . 

Document LBRT000020200314eg3e0003j

LOCALE

 

AMOUGIES; «Brabançonne»

47 words

16 July 2019

L'Avenir

LAVNE

Local: Le Courrier; Local: Le Courrier de l'Escaut

9

French

© Les Editions de L'Avenir 2019 - All rights reserved 

Le samedi 20 juillet, à 14 h: ciné-club spécial fête nationale: «Brabançonne» («La Vie est belge»), de Vincent Balle (2014). Il sagit dune comédie bilingue, tout public. Projection gratuite, inscription obligatoire.

Centre de lecture publique à Amougies.

069 66 81 95

Document LAVNE00020190716ef7g0007